Auteur(s)
Cyprien Bwangila Ibula, sj
HEC KINCyprien Bwangila Ibula, sj
HEC KINMots-clés
.Résumé
Dans cet article, nous voulons soutenir que l’un des principaux objectifs de la science est de prouver que le monde est intelligible, qu’il est à la portée de la raison humaine. En effet, depuis les débuts de la science et de la philosophie, on note un effort inlassable pour déterminer les perspectives communes qui permettent aux hommes de se comprendre, si différents qu’ils soient les uns des autres et de comprendre le monde. Aujourd’hui, nous reconnaissons dans la mondialisation ou la globalisation, le désir d’universaliser cette compréhension, c’est devenu une nécessité pour toutes les collectivités et les nations du monde. En outre, cette tentative de compréhension rationnelle du monde a une histoire, étroitement liée à celle des sciences, mais aussi à celle des techniques et de la philosophie. Cette histoire ne peut plus être confondue à celle de l’Occident ; il s’agit d’une histoire humaine devenue universelle au sens où les interactions entre les hommes tendent à former des réseaux planétaires. Aussi, pour aboutir, cette histoire devrait prendre en compte, d’une part, les apports
de différentes aires culturelles, et d’autre part, au-delà de la spécificité des systèmes conceptuels, la nécessaire interconnexion des cultures et plus particulièrement le partage des savoirs scientifiques. Dès lors, une question fondamentale se pose pour nous : dans le contexte de planétarisation (de la science), de la mondialisation, de la globalisation, peut-on élaborer une rationalité commune, critique et partagée, active aussi bien dans la production du savoir que dans la conduite de nos collectivités et nations ? Car nous considérons que la science actuelle n’est ni le fruit d’une seule civilisation, ni la conséquence d’une seule et unique histoire. Aussi affirmons-nous que la construction de la rationalité dans l’histoire du monde et dans l’histoire des sciences ne s’est pas arrêtée en chemin ; elle est toujours dynamique, ouverte et critique...;
Références
1. ; Cf. Buakasa Tulu Kia Mpanzu, « Les sciences de l’occident : pour quoi faire ? », in Philosophie et libération. Recherches Philosophiques Africaines, Actes de la 2è Semaine Philosophique de Kinshasa, du 18-22 avril 1977, Faculté de Théologie catholique, Kinshasa, 1978, pp. 295-318.
2 Cf. TShibangu T., (Mgr), « Pour une science africaine », in Problèmes des méthodes en phi
losophie et sciences humaines en Afrique. Recherches Philosophiques Africaines, pp. 13-16




