Auteur(s)
Kabeya Tshikuku
Université de Kinshasa, Faculté des Sciences Economiques et de GestionMvumbi Ntedika
Université de Kinshasa, Faculté des Sciences Economiques et de GestionMots-clés
.Résumé
Le Congo possède une population et des ressources naturelles rares en quantité, en densité et en diversité. Mais, en même temps, le pays est très pauvre : il a un État sans grand patrimoine ni ressources budgétaires suffisantes, un appareil productif et des infrastructures arriérés, négligeables et largement dégradés, un marché intérieur très étroit et infiniment cloisonné, et une population nombreuse vivant majoritairement
(71%) en dessous du seuil de pauvreté.
En particulier, le pays éprouve d’importants besoins croissants d’investissement, et est largement dépourvu des ressources propres de financement. Et pourtant, plusieurs sociétés des jeux d’argent à capitaux étrangers opèrent dans le pays. Ne siphonnent-elles pas et n’exportent-elles pas une part de l’épargne nationale et des maigres revenus des ménages. Dans quelle mesure l’épargne intérieure – si
indispensable au pays et très insuffisamment collectée par le système financier interne – serait-elle protégée contre des jeux d’argent à la base des flux d’exportation des capitaux ?
C’est la question examinée dans le présent article. Et, au cas où il serait prouvé qu’un pan entier de l’épargne nationale est ainsi exporté, le présent article circonscrit les responsabilités et propose des mesures de protection de l’épargne nationale – et même des budgets ménagers des plus démunis.
Références
NAN




